Confiance,Responsabilité,Personnalité,Société.

Développement individuel

L’importance de l’épanouissement personnel, de sa propre identité dépend pour une partie plus ou moins déterminante de l’environnement familial proche, de la localisation et des niveaux de culture et de libertés dévolus aux individus qui leur sont laissés, garantis par les autorités régionales, nationales.
La confiance en soi comme un rempart, une résistance objective et critique à toute tentative de conditionnement susceptible de freiner l’épanouissement individuel au profit d’une pensée de masse qui, plutôt que de promouvoir l’excellence pour chaque individu se satisfait, par intérêt et facilité, au nivellement a minima.
Limiter, contrôler l’expression libre des idées est, a toujours été le credo de tout individu (gourou, guide « spirituel », religieux et sectaire, dictateur politique) qui, par les sanctions corporelles, la stigmatisation de comportements, d’attitudes, d’écrits ou de pensées diverses décrites comme profanes, libidineuses ou contraires aux préceptes d’une secte, d’un groupe soi-disant philosophique ou encore d’une oligarchie politique à connotation religieuse ou non qui s’arroge le droit « divin » de l’intolérance et de l’exclusion.
Avoir ses propres valeurs, les défendre individuellement, les partager au sein d’assemblées publiques, de débats citoyens ou de réunions privées tout en respectant les valeurs contraires d’autrui s’apparente à ce qui était censé se nommer la démocratie mais qui, en partie, à cause de la captation des pouvoirs par des partis qui, progressivement se sont servis d’élections finalement peu représentatives de l’ensemble des opinions et sensibilités individuelles, pour diriger tout un peuple non plus en considération de ses différentes composantes mais bien exclusivement en regard de l’idéologie du parti sorti vainqueur des élections surtout dans des pays dont le système politique permet qu’un parti, un homme somme toute minoritaire en voix finisse par l’emporter seul au lieu, comme il est courant dans d’autres pays de ne pouvoir gouverner que sous la forme de coalitions déjà nettement plus en adéquation avec les aspirations d’une population que ces dirigeants démocratiques se disent prêts à gouverner, à servir…
Chercher à imposer ses valeurs au mépris des aspirations légitimes et individuelles quitte à conditionner les plus fragiles pour en faire des adeptes, des fidèles, des martyrs s’apparente au terrorisme qui se sert de la propagande, de la corruption, de l’isolement et de la terreur pour affirmer une autorité immorale et usurpée.

Conditionnement de masse

Constamment en quête de clients crédules, fragilisés par l’une ou l’autre expérience difficile, douloureuse dont ils n’ont pas su se sortir, notamment par manque de confiance en soi, ces charognards de l’âme et de l’esprit, parés d’appellations aussi fantaisistes qu’illégales se sont, depuis longtemps, emparés de ce créneau rentable.
Avec les profils sur réseaux sociaux, ces « guides » ont maintenant une véritable source intarissable de client(e)s à disposition.
Les plus réceptifs à cette prose simpliste, aussi banale mais bien plus dangereuse que la lecture d’horoscopes ou de maximes populaires, en affichent constamment voire exclusivement car au détriment de toute réflexion ou commentaire personnel et ceci, à longueur de leurs pages-profils les meilleures (ou pires…) images accompagnées du sempiternel petit commandement rassurant mais tellement indispensable à son bien-être!.
Et comme tout recrutement, de partages en partages d' »amis », on voit la contamination se répandre sur des statuts pourtant assez divers en termes de parcours professionnels ou privés même s’il semble bien que le principal point commun soit celui de personnes qui déstabilisées n’ont pas eu la chance ou la force suffisante en soi pour se poser les bonnes questions et qui, rapidement, se sont tournées vers les personnes qui, comme par hasard, les ont rassurées par leur empathie incroyablement spontanée tout en leur apportant pourtant les mauvaises réponses.
Ceci s’apparente bien plus à du conditionnement psychologique d’amateur, contre monnaie sonnante et trébuchante, qu’à une thérapie prodiguée en milieu clinique.
Dans le premier cas, les « soins » s’arrêtent le plus généralement lorsque la personne ne présente plus suffisamment d’intérêts financiers voire sexuels au vu de nombreux cas qui ont fait les gros titres de la presse locale voire nationale pour les plus médiatisés.

Ces mises en condition d’un grand nombre d’individus utilisées par ces groupes qu’ils soient de pensée pseudo-philosophique ou religieuse ont en commun de rechercher, au départ de concepts et d’idées ultra-simplifiés en ce sens qu’ils se doivent d’être accessibles à tous sans que cela ne suscite ni réflexion ni débat, un sentiment de compréhension, d’adhésion auprès de ceux-celles qui se croient ou se sentent isolés, incompris.
Avec un catalogue de maximes basiques, consensuelles dignes de prévisions d’horoscopes généralistes destinées à entretenir l’espoir que tout vous sera enfin possible pour autant que vous adhériez pleinement aux idéaux de votre nouveau groupe si bienveillant à votre égard d’autant que maintenant votre sort, votre avenir est assuré par l’obéissance à la communauté qui vous fait l’honneur de vous accepter et de vous guider!.
Dans un tel contexte d’amour et de compréhension, il vous sera aisé de comprendre que, progressivement mais irrémédiablement, vos centres d’intérêt, votre entourage familial et professionnel auront à s’adapter à vos nouveaux « karmas et chakras » faute de quoi, il vous deviendra évident qu’une distanciation voire d’un rejet d’avec ceux qui, décidément, sont incapables de comprendre la profondeur de la vérité qui vous a été révélée par ces guides, coachs de vie et/ou gourous aux qualifications philosophiques, culturelles, politiques et, pire, scientifiques, aussi inexistantes que ne l’est votre manque de confiance en vous et qui fait l’unique essence de leur succès… et fortune!.

Mise en garde

Comme on vient de le lire, mis à part le milieu dans lequel on vit et duquel il sera plus ou moins difficile de soit s’extraire, soit d’y préserver toute la lucidité indispensable à l’objectivité, il est fondamental de veiller à se « construire » soi-même en harmonie avec ses propres valeurs plutôt que de céder aux diktats, moeurs, coutumes et habitudes d’un groupe quelconque qui utilise, déforme une philosophie à priori respectable en surfant sur un effet de mode qui, ici encore, saura mettre à profit le suivisme, la naïveté de bon nombre d' »adeptes ».
On pense entre autres au bouddhisme associé à la sympathique personnalité du Dalaï Lama qui, pour certains charlatans, est une mine de richesse plus financière et sexuelle que spirituelle!.
Interview de l’anthropologue Marion Dapsance qui a enquêté durant sept années sur ces pratiques plus que douteuses et à retrouver en cliquant  ICI
Son livre: Les dévots du bouddhisme.  Lien direct, cliquez  ICI

Ainsi élaborée, préservée, votre existence aura constamment le mérite essentiel, vital de totalement correspondre à vos seules aspirations en vous apportant fierté et satisfaction d’avoir su répondre, non pas à ce que d’autres disent attendre de vous mais bien à ce que vous avez su, d’expériences positives ou non, retirer, engranger d’autant plus si la grande majorité de celles-ci ont été non pas subies mais initiées par vous.
Combien de fois n’a t’on pas été surpris de voir des personnes, parfois proches, douées, instruites, apparemment heureuses seules ou en couples, satisfaites professionnellement, socialement intégrées, paraître subitement déstabilisées au point de remettre tout leur passé et présent en question jusqu’à en détester tout ou partie avec ce sentiment étrange d’avoir perdu le sens de leur vie et de n’avoir finalement jamais su réussir à « profiter » de ce capital dont elles disposaient alors que d’autres, parfois moins favorisées, ont gravi bien plus d’échelons, brillent en société et mordent la vie de façon gourmande.

Si la confiance en soi n’est pas signe ou synonyme d’intelligence, d’assurance de réussite ou de garantie de bonheur, il n’en reste pas moins que son manque induit, a contrario, un handicap qui peut vous priver de l’une ou l’autre valeur qui anime les aspirations de chacun à vivre au mieux une existence terrestre à durée limitée et sans option de retour ou de remise à zéro…
A l’inverse et (presque) autant dommageable pour l’individu et son entourage que l’excès de confiance en soi qui conduirait à la suffisance, l’arrogance simpliste.
Tout en ne confondant pas « confiance en soi » avec individualisme ou auto-détermination même si ces trois concepts proches ne sont pas antagonistes, il convient de souligner qu’au sein d’une société globalisée au fonctionnement qui tend vers une inter-dépendance proche du conditionnement sinon de masse au minimum de groupes bien définis dans lesquels on tente de vous ranger quand ce n’est pas l’individu qui s’échine à en faire partie afin de ne pas souffrir d’un sentiment de rejet, d’exclusion qui ne ferait que renforcer son manque de confiance en soi.
De même, si la quantité de relations amicales et amoureuses voire le chevauchement voulu ou non entre certaines de celles-ci n’est pas signe infaillible du niveau de confiance en soi, ne peut-on le mesurer, au vu de leur qualité et en rapport avec un sentiment de superficialité qui, tôt ou tard, finirait par s’en dégager?.
En définitive, se poser la question de savoir si l’on est acteur ou figurant de nos histoires d’amour et d’amitié ou, autrement dit, quelle est réellement la considération de ceux-celles qui se disent nos ami(e)s, nos amours envers ceux-celles qui, quelquefois, ne paraissent en être que l’objet utile, corvéable mais aussi jetable après usage…
Un authentique chantage aux sentiments dont certain(e)s sont les victimes non consentantes en dépit du fait que le manque de confiance en soi, présent de manière diffuse et parfois très ancienne, les poussera à ne jamais opposer de refus catégorique qui risquerait de les exclure du cercle « magique » dont elles croient avoir besoin pour exister.

Conclusion

Qu’il s’agisse de l’arnaque quasi artisanale aux sentiments amoureux qui abuse de la naïveté de milliers de victimes en souffrance aux seuls fins de les dépouiller financièrement, de l’escroquerie tant morale que, quelquefois, financière dont se rendent coupables tous ces néo-groupes et mouvements de « pensée » qui se targuent d’apporter aux fidèles adeptes un bien-être physique, spirituel au travers d’une pseudo-philosophie illustrée par quantité de maximes et d’adages dignes des meilleurs blagues de comptoirs sans oublier, le summum de la manipulation qui confinerait à l’art si celle-ci ne causait tant de dégâts et de morts et que l’on connaît sous les noms de dictatures d’états ou de terrorismes de groupes à connotations politiques, religieuses qui utilisent en les déformant à leurs seuls profits les fondements de théories politiques et/ou religieuses au détriment de toute opposition intérieure que l’on se contentera de massacrer ou extérieure à combattre sans merci, face à toutes ces déviances, la confiance en soi apparaît comme principale contributrice à sa propre défense, autonomie et préservation de la qualité primordiale qu’est notre liberté de vivre, de penser et d’agir en son propre nom en contribuant non par obligation ou dépendance mais par choix et volonté à l’essor de la communauté.

Autre article sur ce sujet:
Connais-toi toi-même et tu t’aideras. Cliquez  ICI

Advertisements