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POPULISME, ce mot magique

Si, pour la définition type Larousse, le populisme est une idéologie et mouvement politique (en russe narodnitchestvo) qui se sont développés dans la Russie des années 1870, préconisant une voie spécifique vers le socialisme ou encore une idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes, il semble bien qu’actuellement, dans nos sociétés occidentales dites démocratiques, qualifier un discours de populiste ou ceux qui le profèrent de populistes permet aux « élites » de la Pensée unique de disqualifier voire d’exclure de tout débat d’idées celui-celle qui, en désaccord avec un discours « Politiquement correct » dominant et ancien, oserait développer d’autres pistes de réflexion, d’autres approches voire solutions aux problèmes de société qui, n’en déplaise à ceux qui en dépit de leurs échecs passés et présents, persistent à tenter de (se?) convaincre que la seule voie d’avenir est de poursuivre le chemin du passé!.

Comment ne pas souligner tant l’arrogance, le mépris de cet establishment qui, encore une fois se targue de représenter l’élite (auto-proclamée) devant laquelle les sans-dents, les déclassés que sans discernement il qualifie de peuple d’autant plus inculte si celui-ci ose, via un des rares référendums organisés, rejeter le choix prédéterminé, imposé par ces « sachants » alors même que la diversité ou la qualité intellectuelle de la majorité des citoyens est ignorée par ces individus souvent moins diplômés que nombre de membres de ce peuple qu’ils se vantent de représenter, de diriger au nom d’une mission de service public… tout en bénéficiant de privilèges qu’ils s’octroient payés par… les citoyens!.

Plus d’EUROPE

Parmi les pires réalisations de cet entre-soi médiatico-politique, il y a l’édification, la réalisation et surtout la construction type Tour de Babel d’un « machin » qu’on appelle l’union européenne bâtie sur les décombres des Etats membres progressivement, idéologiquement dépouillés de toute liberté d’action et de fierté nationale au profit d’un millefeuille administratif à la seule gloire d’une technocratie poussive, inefficace voire destructrice de valeurs économiques, financières et sociétales digne des plus belles dictatures communistes d’autrefois…
A tout évidence de dysfonctionnement, d’inefficacité pour ne pas dire de d’étiolement des valeurs et des règles indispensables au maintien d’un minimum de prospérité et de vie en commun, la seule et unique réponse des politiciens et technocrates européens est, tel un slogan vide de sens et totalement dénué de toute analyse objective, comparative, qu’il faut non pas moins d’Europe mais toujours plus!.
C’est probablement ce que doivent penser les moutons lorsqu’au bord du gouffre, s’ils voient leurs « guides » s’y jeter, ils s’y jettent aussi sans autre forme d’intelligence…

Et puis vint le GREXIT

Historiquement, ce qui parait bien devoir rester comme la première tentative d’un peuple de reprendre son destin en mains et d’imposer à ceux qui, in fine, ne sont que ses représentants par intérim, les choix qu’en fonction non plus des intérêts d’une caste mondialisée mais bien de ceux que les citoyens désirent démocratiquement défendre se sera confrontée à l’hypocrite discours politique qui aura surfé tant sur le populisme que sur la démagogie électoraliste avec comme unique souci que celui d’arriver au pouvoir quitte à appliquer l’exact opposé des promesses de campagne, ce qui n’aura surpris que ceux-celles qui, une fois de plus, auront été victimes de la propagande et des slogans simplistes.

Et puis vint le BREXIT

Contrairement au Grexit et à tant d’autres « révoltes » européennes, les britanniques ont eu la chance d’avoir à la tête du pays des dirigeants responsables qui, tout en reconnaissant la difficulté de ce choix, l’assument et décident de le mettre en œuvre au grand dam des autorités européennes non pas inquiètes pour le bien de la population britannique ou même européenne mais bien, lisez leurs réactions, pour leur propre avenir tant celui-ci est dépendant de la poursuite de la gouvernance immobiliste européenne sous perfusion géopolitique des USA.

Bien évidemment que cette fierté nationale retrouvée, que cette autonomie politique, économique et financière ne se fera pas aisément du fait des intérêts privés que toute l’administration pléthorique européenne voudra protéger quitte à préférer des accords bilatéraux avec des pays connus pour leur manque de respect des droits humains plutôt que de voir ce « traître » britannique afficher d’insolents résultats économiques face à la poursuite lente et inéluctable des pays, pour autant que l’on puisse encore les nommer ainsi, englués, paralysés au sein de cette union européenne et qui, de fait, risquerait bien de donner à d’autres peuples des velléités à sortir de ce « machin » imposé coûte que coûte.

Et puis vint TRUMP

Rarement une élection dans un pays, en principe, démocratique aura déclenché autant de passion négative, de critiques tant nationales qu’internationales envers un président élu au point qu’en examinant les multiples reproches qui lui ont été faits au sein desquels la plupart tenaient plus des ragots ou rumeurs de comptoir du café du commerce qui tous cependant ont eu droit, sans examen de véracité approfondi, aux unes de tous ces médias, on peut raisonnablement affirmer que la plupart ont prouvé qu’ils n’étaient que de simples et serviles porte-voix d’une certaine classe politique de l’entre-soi bien compris autrement dénommée l’establishment.

Pouvait-on cautionner, laisser arriver au pouvoir un homme non issu, non adoubé par ceux et celles qui sont si bien entre eux que les passerelles entre médias et politiques touchent souvent à la collusion bienveillante.
En dépit de ce déchaînement médiatico-politique allant jusqu’à mettre en péril un probable, souhaitable rééquilibrage russo-américain, il apparaît notamment dans ces réseaux sociaux honnis par ces mêmes représentants d’un ordre établi entre « élites » qu’une grande partie des citoyens refusent de cautionner sans plus d’objectivité ces ragots de commentateurs qui ont en commun d’affirmer un « scoop » anti-Trump tout en utilisant systématiquement le conditionnel qui, comme chacun sait, est le meilleur gage de désinformation!.

 

CONCLUSION: Tous POPULISTES

Le point commun entre tous les événements précédents est l’argument de populisme avancé, rabâché par les tenants de l’establishment pour expliquer que ces peuples qui ont refusé le suivisme des sondages, des analyses d' »experts politiques », des dirigeants installés dans le confort ancien du pouvoir sont les victimes, les imbéciles heureux de slogans forcément populistes, incorrects et racoleurs avec en petits caractères les sous-entendus de racisme et xénophobie afin de bien caricaturer ceux-celles qui n’acceptent plus les discours éculés ou les solutions uniquement proposées en campagnes électorales qui, jamais, une fois au pouvoir, ne s’appliquent.

Restons attentifs, critiques et objectifs face à cette déferlante médiatico-politique qui, ne l’oublions jamais, défend sa vision idéologique qui, pour elle, ne peut souffrir d’aucune remise en cause si tant est que cela la priverait de ce pouvoir auquel elle attachée depuis si longtemps.
Aussi, la caricature et les slogans simplistes restent l’arme la plus percutante pour instrumentaliser les opinions, d’abord de ceux qui se disent étrangers aux affaires politiques, qui s’estiment incapables d’en comprendre les subtilités, ensuite d’autres qui, progressivement, sont les victimes consentantes d’une sorte de vérité prémachée, d’articles labellisés d’un Vu à la télé qui ferait autorité.
Pour vérifier votre niveau d’objectivité, il suffit d’activer les mots de populistes, de démagogiques et de vous demander quels noms, sans la moindre analyse objective préalable, votre inconscient vient de catégoriser.

Comme tout autre qualificatif lancé au contradicteur aux fins de le décrédibiliser, ne faut-il pas se demander si ceux qui en usent et en abusent ne seraient pas eux-mêmes d’authentiques populistes au sens qu’ils ne débitent que des slogans, des propos à destination de leurs fidèles électeurs qui relayent à d’autres les mêmes arguments avérés ou non en augmentant, de facto, l’impact idéologique du politicien en recherche perpétuelle de voix.

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