via EN DIRECT – « Penelopegate » : « Je serai candidat à l’élection présidentielle », assure François Fillon | Atlantico.fr

Les médias se délectent de l’affaire Fillon soulevée et dénoncée par le Canard Enchaîné.
Moins sur le fond qui semble avéré et reconnaissons-le peu éthique, intéressons-nous à la forme qui veut donc qu’une presse s’arroge le droit de « sortir » au moment choisi par elle, moins en fonction de ses informations que de son intérêt idéologique, politique, une affaire connue de beaucoup d’élus, de journalistes et ce bien avant la « révélation » du scandale.

Ne s’étonne t’on pas que ce soit une presse qui se mue en informateurs, en auxiliaires de police et de justice, ne trouve t’on pas désolant que, justement, personne tant au sein de la police financière, de la magistrature voire du personnel politique n’ait jugé opportun de se saisir de ce dysfonctionnement… ou alors la généralisation, la banalisation de ce genre de pratiques abusives, fussent-elles trop longtemps tolérées voire légales, a produit cette omerta de l’establishment, de l’entre-soi bien compris!.

Toujours est-il que, comme à chaque « scandale », il faut ici encore une remise à plat du système avec d’une part,  l’exigence d’un remboursement total des sommes perçues et d’autre part l’interdiction stricte de ces pitoyables usages de la fonction publique qui, comme trop souvent, permet à ceux qui se proclament élites au service du peuple de s’en mettre plein les poches, y compris pour leurs proches et « petits ami(e)s ».

Mais surtout afin de ne plus connaître ce type d’imbroglio nauséabond, il faudrait obliger tous candidats inscrits à la présidentielle à se soumettre à un screening limité à une période à fixer qui démarrerait bien avant la campagne pour se terminer, par exemple, le mois précédent le début officiel de celle-ci.
Durant cette période et seulement celle-ci, tout qui a connaissance d’une potentielle malversation, de manœuvres, de faits susceptibles d’être délictueux serait tenu d’en avertir des enquêteurs de police, d’en référer à la justice via dépôt de plaintes avec, ici aussi, un délai maximum pour d’éventuelles mises en examen.

Comment, en effet, ne pas souscrire à la théorie du complot et à ne voir que la manœuvre politicienne des uns ou des autres soutenues par les médias idéologiquement complices lorsqu’à 80 jours de l’élection, un candidat (qu’il soit de droite ou de gauche), jusqu’ici favori, se voit suspecté, entendu par la police et soumis à la décision d’un juge non pas pour un fait grave tout récent et inconnu mais pour des éléments datant de plusieurs années (de 15 à 5 ans) connus et partiellement déjà parus dans la presse!.

Lorsqu’une certaine presse dit déplorer le « tous pourris » véhiculés par ces (vulgaires) réseaux sociaux et les non moins grossiers populistes (pour ne pas dire nationalistes), comme ces chroniqueurs aiment les fustiger, ne faudrait-il pas qu’elle-même commence à se poser la question de son objectivité, de sa propre déontologie qui ne consiste plus à informer mais bien à influencer le verdict d’un débat, d’une élection démocratique!

 

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